Lettres à Quelqu’un


France Culture – création on air – première diffusion le 31 mars 2016 à 23h

Raconter l’enfance, c’est avant tout convoquer, ou plutôt recréer, la mémoire d’une période trouble. Ça n’est pas l’enfance.
Avec Alexandre Tharaud, ce récit trouve ainsi un sens plus libérateur que la simple affabulation. Sa musique accomplit l’évidence, comme le vent accompagne le paysage du promeneur.
La première des « Lettres à Quelqu’un » fut écrite en 1996, j’avais 17 ans.
Depuis ces candides mélancolies, le chemin a changé de coloration. De l’obscurité des ciels tristes où je trempais alors ma plume, me voici désormais plus prompt à contempler la lumière des horizons joyeux. L’intranquilité juvénile a fini par enfanter une maturité plus sereine.
Face aux précipices, il appartient à chacun de garder les yeux ouverts, peu importe le vide, oser la nuit c’est réveiller le jour.

Une création d’Alexandre Tharaud et Jean-François Spricigo
équipe de réalisation : Nathalie Salles, Pierre Quintard et Manuel Couturier
avec Eric Baret, Nicolas Crombez, Louise Dewerihas, Mina Poe, Philippe Grimbert

Teaser vidéo

French Lynx

Jean-Louis MURAT “French Lynx”
Extrait de l’album MORITURI à paraître le 15 avril 2016

Réalisation : Jean François SPRICIGO
Production : Bobine – Alix Turrettini & François Tessier
Label : Le label (PIAS)

Comédienne : Anaëlle SNOECK
1er assistant caméra : Charles DEVOYER
Costumière : Anne BILLETTE
Régisseur : Florent BONNESOEUR
Monteur : Baptiste DRUOT
Etalonneur : David BOUHSIRA

Moyens techniques : PHOTOCINERENT
Post Production : STANCES

Tourné au Domaine du Ciran, avec l’aimable autorisation de Monsieur Christian de Froberville

impatience

jf_spricigo_flairIntitulée Impatience, l’exposition de photographies de Jean-François Spricigo présentée par FLAIR Galerie du 25 mars au 7 mai 2016, révèle de manière envoûtante une proximité avec le monde animal transfigurée par l’étrangeté. D’un noir et blanc intenses, souvent dénuées de profondeurde champ, surgissant au confluent de la poésie et de la rêverie, chacune des vibrantes images de ce bestiaire témoigne d’une souveraineté singulière qui s’offre aussi comme une épiphanie. Cette fragilité très maîtrisée caractérise tout l’art photographique de Jean-François Spricigo qui ne montre, ni ne capture ses objets, mais les fait surgir dans une durée précaire. Au prix d’un accueil humble et endurant. Dans l’écrin de silence luxueux que réclame la dignité de chaque existence érigée au rang d’événement de la nature, de petit miracle de l’Être. Qu’il s’agisse d’une chouette immobile, d’un écureuil bondissant, d’une ronde de canards – a fortiori de chats ou de chiens saisis dans leur solitude – jamais nous n’avons davantage ressenti, pour familiers qu’ils soient, à quel point ces créatures sont autres, appartiennent à un monde séparé, un monde étranger dont nous ne pouvons qu’envier la beauté farouche, la noblesse, et plus encore l’innocence. Car sur la ligne de crête d’une apparition que semble aussitôt menacer sa propre disparition, l’oeil qui opère ici ne se projette pas au dehors mais s’introjecte l’altérité radicale de chaque animal pour la recueillir dans un vacillement quasi fantomatique, à ce point diamanté où le plus ordinaire devient inquiétant, le plus banal étranger, le plus intime inconnu. On y aura reconnu une déclinaison très sensible de cette « inquiétante étrangeté » chère à Freud, soit un refoulement de la représentation laissant libre cours à une affectivité transformée en angoisse. A cette différence près que l’impressionnisme intemporel de Jean-François Spricigo la désamorce par une douceur, une délicatesse qui s’appelle aussi la grâce.

Cécile Guilbert

exposition du 24 mars au 7 mai 2016

communiqué de presse au format pdf

Flair Galerie Du mercredi au samedi de 11h à 13h et de 15h à 19h et sur rendez-vous Adresse 11 rue de la Calade – 13200 Arles – France Téléphone : 33 (0)9 80 59 01 06 Mobile : 33 (0)6 20 75 13 58 Mail : contact@flairgalerie.com

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l’inspiration du souffle


France Culture – création on air – première diffusion le 25 février 2016 à 23h
pour l’écouter en son 3D binaural ou en 5.1 cliquer ici

Sur l’île d’Ouessant, le vent respire l’immortelle envolée du monde.
La solitude exaltée sous le ballet des tempêtes, je marche au pas des éléments.
Fragments de souffle, d’amour et de vent, Vie et chagrin tari, ici respire le paroxysme et la caresse.
Les voix du vent se joignent à la parole de ceux d’ici et d’ailleurs, et aux mots d’amour offerts à l’infini.
L’horizon en ligne de mire, ensemble, nous marchons à l’inspiration du souffle.

Une création de Jean-François Spricigo
Equipe de réalisation : Frédéric Changenet & Nathalie Salles
Avec : Benjamin Deroche, Thierry Guéguin, Violette Morin, Fanch Quénot, Philippe Rouillac, Mathieu Thomas
Merci à la Penn ar Bed, le Musée des Phares et Balises, et Polux

Teaser vidéo

sur un fil

Trop d’images, brouillard sur la vitre embuée par la respiration des angoisses, impossible d’y voir au travers, reste l’imaginaire de nos craintes. Dehors n’existe plus que comme une menace aveugle.

La perte de conscience nourrit la tension, l’émotionnel à venir dans ce qu’il peut avoir de plus radical crée davantage de dégât encore que les balles des nuits de destruction.
Le symbole prend le pas sur l’attention nécessaire et soudain le vivant en est réduit à n’être qu’une idée.

Oser enfin se relier à l’immémorial de la Vie qui rassemble plutôt qu’à la division produite par nos attachements aux rêves brisés.

Le monde est sur un fil, il est temps que chacun admette à quoi il l’a accroché.

Paris en Toutes Lettres


Un dialogue musical, littéraire et visuel avec, en son cœur, les photographies et les textes issus de Lettres à Quelqu’un de Jean-François Spricigo, une correspondance fictive d’un enfant avec le monde adulte, et les chansons d’Albin de la Simone.

Afin de prolonger l’esthétique épistolaire de l’ouvrage, la forme est celle de l’échange. Les chansons viennent en contrepoint des textes et non pas dans le rôle d’intermède. Le troisième personnage, incarné par la fenêtre des images projetées, est investi comme le troisième temps de la respiration, la nécessaire apnée silencieuse et visuelle entre le souffle de l’inspiration littéraire et de l’expiration chantée.

Une forme inédite et insécable pour ces deux artistes singuliers, une invitation à partager ensemble, le temps d’un soir, l’éclosion d’une nouvelle perspective.

Au Centre Wallonie Bruxelles Paris dans le cadre de Paris en Toutes Lettres