à nos visages s’abandonner

Avec poésie, insolence et délicatesse, Jean-François Spricigo invite le public à explorer sa relation à l’image depuis sa singulière intériorité. 

Au sein de la scène devenue atelier d’artiste, les spectatrices et spectateurs, à la fois modèles et témoins, sont conviés à l’élaboration de leur portrait photo individuel.

L’improvisation articule la performance en plaçant le public au cœur du dispositif participant ainsi au récit et aux questionnements soulevés par la photographie, différents pour chaque séance. Avec une attention toute particulière portée à l’image et à la rencontre entre les êtres, Jean-François Spricigo poursuit avec à nos visages s’abandonner un élan mêlant photographie, vidéo, écriture et poésie afin d’envisager – sans plus dévisager – les frontières poreuses de l’identité pour oser une ode à nos pluralités.

 

 

à nos visages s’abandonner
conception : Jean-François Spricigo

datesfinlieuhoraires
2025.12.112025.12.13CentQuatre-Paris18h00
2025.12.10CentQuatre-Paris19h30
2025.10.282025.10.29Les Franciscaines, Deauville
2025.05.17CentQuatre-Paris17h30
2025.05.16CentQuatre-Paris18h00
2025.02.14CentQuatre-Paris18h30
2025.02.13CentQuatre-Paris18h00
2024.11.07CentQuatre-Paris20h00
2024.11.062024.11.09CentQuatre-Paris19h30
2024.10.13Saline royale d'Arc-et-Senans16h00
2024.10.06CentQuatre-Paris15h00
2024.10.05CentQuatre-Paris18h00

nos horizons

En dessin ou en photo, l’horizon se reconnaît par la ligne qui délimite le ciel et la terre.
Souvent une ligne démarque, coupe, divise.
Celle-ci relie, délie, nous lie.
S’envisager sans plus se dévisager, la ligne devient ainsi le lieu des providentielles retrouvailles.
Moment funambule, propice à enlacer le vertige des inattendus, Alfred et Jean-François Spricigo racontent leurs horizons respectifs comme tentative de lien vers nos horizons à partager.

datelieuévènement
2024.04.06Le CielPrintemps Littéraire

 

nous l’horizon resterons seul – scène

nous l’horizon       resterons seul, récit d’une odyssée, Jean-François Spricigo et Fabrice Naud retracent les souvenirs d’immensités et d’émerveillement d’un “infini qui nous borde et nous déborde”.

Avec le programme Mondes nouveaux mis en œuvre par le Ministère de la Culture pour France Relance, en collaboration avec le Conservatoire du littoral, Jean-François Spricigo a parcouru l’île de la Réunion, Mayotte et la Guyane.

De balades en ballades, le lointain convie l’inaccessible en soi. Jean-François, artiste associé au CENTQUATRE-PARIS, et Fabrice Naud nous content, en mots, en sons et en images, l’écho des rencontres avec la nature, avec les humains et bien sûr avec les animaux d’Outre-mer.

Il est à présent clair pour moi que je vais mourir, tout comme il m’est désormais évident combien la Vie – au-delà de toute comptabilité – jaillit en profondeur au clair de notre écoute, éprouve sa nécessité dans notre abandon, et confie sa grâce quand nous cessons de nous prendre pour l’auteur.
Nul exotisme tant tout ramène à l’intime, il n’y a d’étranger que pour ceux qui ont fui leur évidence.

Pour tout cela merci, du fond du cœur, au plein de l’âme, avec vous à présent partager.

Paru aux éditions du Bec en l’air, lauréat du prix Nadar, nous l’horizon        resterons seul est une confidence d’amour à la Vie, en la Vie.

datelieuhoraire
2025.11.29Médiathèque Edmond Rostand
2024.05.23Le Parvis18h
2024.04.11Fnac des Ternes, Paris18h
2023.10.05Nuit de la Photo20h30
2023.02.23CentQuatre-Paris20h

si l’orage nous entend

Conte méditatif entre un personnage et ses voix intérieures.
À qui parlons-nous durant ce bavardage intempestif en nos têtes ?
À mesure de l’éveil de nos consciences, nous l’appelons Dieu, instinct, mental, peur ou désir, espoir, souffrance, morale, ego…
Plus nous lui cherchons une identité, plus celle-ci nous restreint à incarner ses codes fantaisistes.
Alors « qui » écoute ?
Élans vers l’horizon, accueillir la Vie au-delà de l’histoire personnelle, cesser d’entretenir la souffrance ou s’imposer une destinée. Le chemin est celui de l’instant, l’avenir n’existe pas, le passé est imaginaire. Quand on sait on ne sent plus, seuls les gens malheureux ont des objectifs.

À rebours du culte de la personnalité monolithique que la société nous invite à embrasser pour nous “affirmer”, Jean-François Spricigo préfère célébrer les tensions contradictoires et les voix qui nous habitent. Après tout, sommes-nous aussi séparés du monde qui nous entoure, que la modernité nous l’a laissé croire ? Le cabinet psychanalytique dans lequel l’action se déroule ne tarde pas à se charger, à mesure que l’homme, incarné par le metteur en scène, convoque ceux sans qui il aurait été autre : Sœur Emmanuelle, le bûcheron philosophe Lorenzo Pellegrini, l’incandescent Marcel Moreau, Henri David Thoreau ou le chien Hiko. Bercés par les voix d’Anna Mouglalis, Jacques Bonnaffé et Philippe Grimbert, doucement enveloppés par le chant de Philippe Jaroussky, si l’orage nous entend sonne comme une ode à nos pluralités. Poursuivant sa réflexion sur les frontières poreuses de l’identité, Jean-François Spricigo propose avec si l’orage nous entend le plus habité des seuls en scène.

écriture
mise en scène
interprétation
photographies
vidéos


Jean-François Spricigo
création sonore et musique originale
régie son
interprétation

Fabrice Naud
scénographie
création lumière
co-mise en scène

Pierre Colomer
montage
dessins
animation

Baptiste Druot
CGINicolas Crombez
assistant et régie lumièreJmus Leroi
contreténorPhilippe Jaroussky
théorbeBruno Helstroffer
direction artistique musique additionnelleAlban Sautour
voix Henry David ThoreauAnna Mouglalis
voix animaleEdwige Baily
voix Marcel MoreauJacques Bonnaffé
voix psychanalystePhilippe Grimbert
textes additionnelsMarcel Moreau
Henry David Thoreau
productionCentQuatre-Paris

 

débutfinlieuhorairesdossier presse
2024.09.132024.09.13Théâtre de Sens20h
2023.10.252023.10.25Les Franciscaines19h30---> pdf
2023.10.052023.10.05Théâtre Transversal20h30---> pdf
2022.01.272022.02.05CentQuatre-Paris20h---> pdf

à l’infini nous rassembler

 

débutfinlieuhorairescontactdossier presse
2019.09.282019.09.29Usine C15h 1345 Avenue Lalonde
Montréal QC H2L 5A9
Canada


+1 514 521-4493

www.usine-c.com
2018.11.072018.11.17CentQuatre-Paris20h 5 Rue Curial
75019 Paris
France


+33 1 53 35 50 00

www.104.fr
---> pdf


Exploration sensible sur le fil des mots et des images.
Promenade funambule au gré du vent, approcher l’expérience de sa caresse et sentir le souffle des précipices quand vient la chute.
Ils sont deux, Masculin et Féminin, ils sont trois, enlacés par la Vie, ils sont le début et la fin, ils sont tout dans ce monde et ils ne sont rien.
Chacun ensemble, à l’infini nous rassembler.

Des images vaporeuses en noir et blanc, des mots à la fois puissants et elliptiques, deux personnes dans l’attente d’une étreinte qui, par la poésie, transpercent l’écran qui les sépare. Jean-François Spricigo joue de tous ses talents de photographe, vidéaste, écrivain et metteur en scène pour incarner, avec la complicité de la comédienne Anna Mouglalis, les mystères lovés dans une rencontre. à l’infini nous rassembler suspend, dans une parenthèse clair-obscur, l’un de ces instants où la vie peut parfois basculer.

Conception Jean-François Spricigo
Avec Anna Mouglalis & Jean-François Spricigo
Texte, photographies, vidéo Jean-François Spricigo
Montage vidéo Baptiste Druot
Création lumière et dispositif scénique Pierre Colomer
Création sonore Fabrice Naud
Traduction anglaise Alexandra Denett

Remerciements pour leurs participations amicales à Josef Nadj pour la chorégraphie et la performance, à Nicolas Crombez pour les dessins et à Silvano Agosti pour l’extrait de son documentaire et l’entretien audio.

durée : environ 1 heure

Les Grandes Rencontres

Les Grandes Rencontres du Salon de la Photo Hors-les-murs reçoivent Jean-François Spricigo, artiste associé au CentQuatre-Paris.
Rencontres modérées par Michèle Warnet, journaliste pour Les Échos

“Je crée comme l’oiseau bat des ailes, pour ne pas tomber.
Cependant, « qui » crée ? L’envol appartient au détachement.
Cesser de revendiquer quelque appartenance, ne pas s’astreindre au limite du mental, allez vers le réel, lâcher nos prétendus acquis, ainsi il n’y a plus de danseur, mais il y a danse.
Il s’agit de tenir à jour et à nuit ce journal improbable, déraisonnable mais pas sans raison. Rien à capturer ou à figer, au contraire, c’est la trépidation du monde, la palpitation d’un instant qui m’interpelle. Floue ou non, la « netteté » d’une forme est principalement liée à l’intégrité de son processus.
Le réel surgit quand je cesse de prétendre l’objectiver par l’exercice de ma volonté ou du conditionnement de ma pensée. Dès lors la création a l’honnêteté des émotions, sa subjectivité assume notre relation à la vérité. Ce qui compte aujourd’hui en mon cœur n’est pas tant mon existence propre que la disponibilité à la Vie qui la traverse. Refermer la « belle » histoire promue par les marchands de rêves pour s’ouvrir au vertige d’une vie pleine, jusqu’en ses paradoxes.
Longtemps il fut question de photographies dans ma pratique, aujourd’hui la palette s’étend avec l’écriture, le film, la mise en scène et l’interprétation. Tout cela réuni dans la confiance et salutaire insolence du CentQuatre-Paris qui me fait l’honneur et la joie d’accueillir ma première forme holistique accompagnée par la grâce et l’intensité d’Anna Mouglalis”.

Jean-François Spricigo

Paris en Toutes Lettres


Un dialogue musical, littéraire et visuel avec, en son cœur, les photographies et les textes issus de Lettres à Quelqu’un de Jean-François Spricigo, une correspondance fictive d’un enfant avec le monde adulte, et les chansons d’Albin de la Simone.

Afin de prolonger l’esthétique épistolaire de l’ouvrage, la forme est celle de l’échange. Les chansons viennent en contrepoint des textes et non pas dans le rôle d’intermède. Le troisième personnage, incarné par la fenêtre des images projetées, est investi comme le troisième temps de la respiration, la nécessaire apnée silencieuse et visuelle entre le souffle de l’inspiration littéraire et de l’expiration chantée.

Une forme inédite et insécable pour ces deux artistes singuliers, une invitation à partager ensemble, le temps d’un soir, l’éclosion d’une nouvelle perspective.

Au Centre Wallonie Bruxelles Paris dans le cadre de Paris en Toutes Lettres

concert / lecture

MEP

Rencontre à la MEP le samedi 29 mars de 11h à 13h

À l’invitation de la Maison Européenne de la Photographie, Stéphane Brasca, directeur de la rédaction du magazine de l’air, propose une fois par trimestre des conférences en compagnie de photographes. Ces rencontres avec des artistes, mais aussi avec le public, ont pour objectif de faire découvrir ou mieux connaître des photographes contemporains maîtrisant un univers propre.

« Jean-François Spricigo confie qu’il photographie, comme l’oiseau bat des ailes, pour ne pas tomber. La métaphore n’est pas innocente. Ce photographe belge, âgé de 35 ans, a besoin du vertige pour évoluer dans le monde et parfaire son monde, un espace en noir et blanc notamment peuplé d’animaux amicaux. Jamais animalière, sa photographie célèbre, écoute, regarde la nature. Si elle prend la forme de chat, d’âne, de chien, elle est aussi paysages, souvent désolés. Elle inclut également les hommes et les femmes, souvent enfants, toujours étranges et un rien effrayés/effrayants… Il y a du conte dans l’écriture volontairement floue de cet auteur qui trace sa route sans demander son chemin. De l’extraordinaire dans son univers qui rappelle que ce jeune homme est aussi dans la vie un cinéaste cinéphile, un amoureux des lettres, un mélomane, bref un artiste prêt à s’envoler à la moindre émotion.

Cette conférence à la MEP propose de mieux connaître ce photographe, à travers sa parole et ses images. Seront ainsi proposés deux courtes projections (dont une en couleur, une première pour cet auteur abonné au noir et blanc et qui a franchi le pas lors de sa résidence en 2013 à La Casa Vélasquez de Madrid), un commentaire de l’auteur sur quelques unes de ses images, un dialogue avec le public. »

Stéphane Brasca

 

Jesus Blood Never Failed Me Yet

2012.10.09    104 (Paris)

En 1971, le compositeur de musique post-minimaliste et contrebassiste britannique Gavin Bryars travaille sur un documentaire d’Alan Power sur des sans-abri du quartier londonien de Waterloo. À cette occasion, il rencontre un vieil homme  qu’il enregistre en train de fredonner un chant religieux, Jesus’ Blood Never Failed Me Yet. Le pouvoir émotionnel de cette chanson conduit Bryars à utiliser en boucle la mélodie de treize mesures à partir de laquelle il crée une partition orchestrale originale qu’il

publiera en 1975 pour le label Obscure de Brian Eno. Dans les années 1990, touché par cette musique, le grand Tom Waits prêtera sa voix de rogomme à l’un des réenregistrements de cette œuvre devenue culte !

Une nouvelle occasion de découvrir cette œuvre monumentale interprétée par l’Orchestre de chambre de Paris, sur une création vidéo du photographe Jean-François Spricigo et du réalisateur Olivier Smolders.